3.3.05

Les reines de l'espace

Elles sont sans pitié, elles traquent sans relâche, elles punissent allégrement, elles font exécuter leurs ordres, et les monteurs obéissent volontiers: ce sont les trois correctrices ortho-typographistes. Au contraire des décisions des correcteurs édition, qui peuvent porter à contestation, leurs modifications ne peuvent être que bénéfiques. Grâce à elles, le magazine ne devrait pas comporter de fautes. Pour les fautes d'orthographe, apparemment, elles n'ont pas eu grand chose à faire, « on est une promo plutôt pas trop nul de ce côté-là. » Pour les fautes de typo, elles ont par contre dû ingurgiter un petit code typographique et assimiler toutes ces subtilités: on écrit "dix" travailleurs mais "10" ans si c'est une comparaison; on met des « guillements français » avec espace quand c'est une citation, mais des "guillemets anglais" sans espace quand c'est une allusion ou une citation à l'intérieur d'une autre citation; on écrit "Urssaf" parce que ça se prononce comme ça s'écrit mais "ANPE". La faute la plus courante: avant les deux points, on a souvent oublié qu'il faut un espace.



Ce blog se présente comme le making of d'un magazine sur Marseille concocté par les étudiants de l'Ecole de journalisme de Lille. Après un voyage-enquête d'une semaine, c'est le grand retour à Lille... et le début du stress. Il va maintenant falloir monter intégralement le magazine de 96 pages en deux semaines. On attend donc de l'action, de l'anecdote, du désespoir et bien sûr du retard.