23.2.05

De la démocratie à l’ESJ

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Parce qu’il faut bien un peu d’organisation, on a élu trois rédacteurs en chef. On n’avait pas pensé que ce trio se transformerait en triumverat autoritaire, style dictature. Car c’est eux qui décident, et on ne discute pas. Genre : « Là ta phrase, elle est pas terrible. - Ben si pourquoi. - Je te le dis, c’est tout, c’est ça le pouvoir ». Parfois un souffle de contestation bruisse dans la salle des ordinateurs, mais la révolte reste muette : la sentence suprême, « désolé, plus de place pour ton article » peut si vite arriver. Ajouté à cela une panoplie de red-chefs icono, édition, correction, maquettiste, on se croirait avec Tintin chez les Soviets. On nous a prévenu : « Ca a l’air un peu policier, toute cette organisation, et bien ça l’est ». Qu’on se le tienne donc pour dit, les red-chefs ont toujours raison.



Ce blog se présente comme le making of d'un magazine sur Marseille concocté par les étudiants de l'Ecole de journalisme de Lille. Après un voyage-enquête d'une semaine, c'est le grand retour à Lille... et le début du stress. Il va maintenant falloir monter intégralement le magazine de 96 pages en deux semaines. On attend donc de l'action, de l'anecdote, du désespoir et bien sûr du retard.