De la démocratie à l’ESJ
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Parce qu’il faut bien un peu d’organisation, on a élu trois rédacteurs en chef. On n’avait pas pensé que ce trio se transformerait en triumverat autoritaire, style dictature. Car c’est eux qui décident, et on ne discute pas. Genre : « Là ta phrase, elle est pas terrible. - Ben si pourquoi. - Je te le dis, c’est tout, c’est ça le pouvoir ». Parfois un souffle de contestation bruisse dans la salle des ordinateurs, mais la révolte reste muette : la sentence suprême, « désolé, plus de place pour ton article » peut si vite arriver. Ajouté à cela une panoplie de red-chefs icono, édition, correction, maquettiste, on se croirait avec Tintin chez les Soviets. On nous a prévenu : « Ca a l’air un peu policier, toute cette organisation, et bien ça l’est ». Qu’on se le tienne donc pour dit, les red-chefs ont toujours raison.
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