23.2.05

13ème version


13, c’est le record de versions corrigées d’un même article détenu à l’école. Sera-t-il battu cette année ? Car pour que le sujet arrive bien dans la page prévue, c’est le parcours du combattant. Pire que la 1ème compagnie. L’objectif : conquérir le BAT, ou bon à tirer. Premier obstacle : les rédac-chefs. Et que peut bien faire un pauvre auteur solitaire, qui a accouché de sa prose dans la douleur, face à ce trio tout puissant ? Rien, juste leur obéir. Une fois, deux fois, et plus si nécessaire. Mardi après-midi, on en était déjà à la 4ème version pour certains. Des modifications de forme, de style, un point de vue divergent à ajouter, une spécificité marseillaise à démontrer, des vérifications à effectuer : autant de raisons de passer l’article, et son auteur, à la moulinette. L’épreuve se poursuit quand on passe devant le jury suprême : Eric Maîtrot et Dominique Mobailly, les généraux en chef (et aussi, ceux sur qui les procès peuvent retomber s’il y a contestation). Quand il y a divergence, c’est eux qui tranchent. Leur sentence est définitive. Sans leur sésame, le fameux BAT, on reste hors du jeu. Si on parvient à surmonter cette étape, le parcours n’est pas fini ; mais il ne relève plus de notre capacité, notre sort est entre les mains des éditeurs, l’article ne nous appartient plus. Titre, châpo, coupes, reformulations : ils sont chargés de « mettre les texte en valeur », mais peuvent au passage nous laminer, ces caporaux, nous changer le titre qu’on trouvait si génial par exemple. On rampe ensuite vers la fin du parcours. On passe devant un autre jury, les correcteurs, qui vérifient si la tenue est bien réglementaire (les fautes d’orthographe et de typographie). Alors seulement, on peut partir à la mise en page.



Ce blog se présente comme le making of d'un magazine sur Marseille concocté par les étudiants de l'Ecole de journalisme de Lille. Après un voyage-enquête d'une semaine, c'est le grand retour à Lille... et le début du stress. Il va maintenant falloir monter intégralement le magazine de 96 pages en deux semaines. On attend donc de l'action, de l'anecdote, du désespoir et bien sûr du retard.